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C'est drôle comme, après coup, je me dis qu'il y a toujours eu en moi quelque chose qui parlait d'effondrement. C'est facile de le dire maintenant, surtout quand mon éveil a pris 36 ans.

Quelques grands paliers dans mon éveil :

Le besoin de coucher des mots est né cet été, en pleine lecture du livre de Pablo Servigne et Raphaël Stevens. J'ai ressenti la nécessité de raconter mon histoire d'enfant de baby-boomer, ce qui fut fait sur Medium dans le billet "S'éveiller à l'effondrement". Ce dernier a eu un succès très inattendu. Même si je le trouvais pas trop mal écrit, il était bien trop long et besogneux pour rencontrer un public. Je me trompai, et c'est tant mieux. En ayant proposé mon propre récit et mon vécu de la capitalocène, j'ai réussi à toucher des personnes qui se sont empressées de me témoigner leur ressenti similaire.

Nous ne sommes plus seuls. Je ne suis plus seule à ressasser les angoisses et à combattre la dissonance cognitive. Je ne suis plus seule à ne plus trouver aucun sens dans la consommation, l'extraction sans fin et la course au "toujours plus".

"Ce à quoi nous tenons est en train de disparaître" Pablo Servigne